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Accueil Le blog néogonzo
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Le blog néogonzo
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Écrit par La Brique
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07-01-2012 |
[Article trouvé sur le site de La Brique, à lire avec attention] Tarik est journaliste-caricaturiste. Il exerce en Algérie pendant plusieurs années, dans des journaux d'opposition et également dans des journaux officiels « parce qu'il faut bien manger ». Embauché en 2001 à El Djoumhouria, ses déboires commencent.
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Écrit par Lille 43000
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06-01-2012 |
Le 25 mai s’est tenu le procès des deux personnes inculpées à la suite des 53 arrestations du Centre Culturel Libertaire de Lille (CCL) en janvier dernier. Nous avons pris suffisamment de temps pour publier notre compte-rendu dans le but de vérifier tout ce que nous souhaitons y verser, et de pouvoir soulever les lacunes du procès le plus honnêtement possible. Les débats, qui ont conduit à une relaxe et une condamnation à quatre mois de prison ferme, nous ont apporté assez d’éléments pour que nous puissions établir notre propre version des faits. Autant dire que nous démentons « formellement » la version des policiers.
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Écrit par Jack de L'Error
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29-07-2011 |
Le soleil était déjà haut dans le ciel de Wazemmes quand la sonnerie de mon téléphone me réveilla. Personne ici ne sera surpris d’apprendre que ce réveil fut des plus chaotiques : derrière mes paupières compressées les unes contre les autres, le sang stagnait depuis des heures comme s’il s’agissait d’un cloaque infesté ; de ma bouche s’échappaient des effluves écœurantes qui me rappelèrent en un éclair la dernière chose que j’avais ingurgitée avant l’extinction des lumières – deux ou trois gorgées de Grant’s au goulot, whisky dégueulasse, certes, mais franchement bon marché ; mes cheveux emmêlés formaient une boule compacte dressée sur ma tête, coupés Jackson Five mais sans le déhanché qui va avec ; encore tout habillé, mon tee-shirt blanc était souillé de rouge – un Côtes du Roussillon Villages, d’après mes souvenirs – et le sucre de la vinasse en cause m’arrachait le peu de poils qu’arbore ma poitrine ; bref, je n’avais vraiment pas de quoi fanfaronner et je n’eus même pas la force de rabrouer violemment mon interlocuteur. « Bon sang lèves-toi, Jack ! me fait ce salaud. T’as une demi-heure pour ramener ton cul à Saint-Sauveur ! » Quoi ?! « Aubry, sa candidature, tu te souviens ? » Merde, c’est vrai.
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Écrit par Lille 43000
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11-07-2011 |
La Brique, 28e du nom, vient de sortir. Un numéro pour passer l’été tranquille, sans toutefois zapper la critique sociale de votre région. Et de bons papiers méritent qu’on y jette un œil : un reportage à Lens, dans les corons, auprès des habitants, dévoilant le revers de l’implantation en grande pompe du Louvre ; un second reportage sur les « cages à lapins de Lille 1 » où sont parqués les étudiants comme dans un élevage hors-sol ; la troisième partie du dossier sur le musée de la Piscine de Roubaix qui accueille l’atelier du sculpteur pro-nazi Henri Bouchard, partie consacrée à « l’instrumentalisation du discours esthétique » ; une double page sur les luttes marocaine, algérienne et syrienne, avec notamment la rencontre du Comité de Suivi du Mouvement du 20 février Nord-France ; etc., etc. Un envoyé spécial de l’École Néogonzo de Lille (ENL), actuellement en infiltration dans le ghetto riche du « Touquet-Paris-Plage », nous a fait parvenir cette photo en ajoutant ce commentaire : « La Côte d’Opale tremble, le journal La Brique est déjà sur ses plages ! » L’été va être chaud.
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Écrit par Capitaine Cœur-de-Bœuf
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22-05-2011 |
Recension de l'ouvrage de Franco La Cecla consacré aux stars de l'architecture mondiale. Entre constructions mégalomanes pour centres d'affaires, « disneylandisation » des quartiers et architecture de seconde zone, ce livre ne manquera pas d'éclairer les lecteurs lillois sur les transformations de leur « métropole ».
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Écrit par Jack de L'Error
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25-04-2011 |
« C’est un problème qu’on peut régler vite ? » Jacques Mutez, conseiller municipal délégué aux marchés de plein air, tenait un « point-presse » dans les halles de Wazemmes. Le dimanche était radieux, l’alcool n’avait pas coulé la veille, et moi j’étais là, devant lui. Je ne savais pas si on pouvait régler le « problème » vite, car je ne voyais pas vraiment, au fond, quel était le « problème ». « Bah un problème… » dis-je, « c’était surtout pour avoir votre avis ». Pour tout dire, ce matin – allez savoir pourquoi –, je n’avais qu’une idée en tête : trouver ces foutus droits de l’homme. J’ai donc cherché, fouillé minutieusement du marché à la place de la République, en passant par la Zone de l’Union à l’autre bout de la métropole… Hélas, hormis une discrète inscription gravée dans la pierre, paraphée solennellement par Martine Aubry, j’en suis revenu absolument bredouille.
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Écrit par Jack de L'Error
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12-04-2011 |
Comme c’est souvent le cas, le reportage commence dans un bistrot lillois bourré d’ivrognes dépravés. Une horloge accrochée au mur indique qu’il est deux heures et demie. Le journaliste est assis au comptoir, près des tireuses, et ne semble pas faire attention à la folie grandissante qui saisit les gens autour de lui. Lunettes noires au nez, même s’il fait nuit, c’est à tous les coups une astuce pour dissimuler son véritable état de sobriété. De la main gauche il tient un verre de bière belge, de la droite il gratte quelques notes illisibles sur son carnet. Un exemplaire de Métro trempe dans une flaque de pastis à côté de lui : « Inquiétude à Fukushima », peut-on lire, « il faudra plusieurs mois avant de stopper les fuites radioactives ». Voilà comment a commencé ce reportage, pour finir le lendemain en queue de poisson devant l’IEP, censuré par la police.
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Écrit par Marie Colère
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08-04-2011 |
Marie est schizophrène. Un peu comme le monde qui l'entoure. Si ses proches la connaissent sous les traits de Marie Douceur, la révolutionnaire "vénère" qui sommeille en elle l'amène parfois à parler comme une illuminée. « Marie Colère existe, aussi fais bien attention ». Ultra subjective. Autant dire que lorsqu'elle rencontre Jack de L'Error et sa clique, ça fait des confettis. Pour sa première, Marie a clairement le cul entre deux chaises. On la sent tiraillée. Étudier à l'IEP et vomir l'IEP n'est pas une chose facile. Heureusement Pierre Mathiot surgit parfois pour remettre les points sur les « i ».
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Écrit par Capitaine Cœur-de-Bœuf
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01-04-2011 |
Les péripéties de la vie vous entraînent parfois dans des contrées obscures, faites de mystères, de peur, mais aussi de découvertes. Souvent, pas la peine d’aller très loin. Le quartier d’à côté, s’il est bien arpenté et vous en forme, peut très bien vous dépayser plus qu’un coin de Bahamas. Mais là, ni tier-quar d’en face, ni île flottante. Plutôt : la diagonale du vide ! Celle qui traverse la France de Verdun à Dax et qui concentre les régions où on croise le moins de monde au mètre carré. Vous imaginez ? Des champs à perte de vue, des montagnes, des paysans crasseux qui ne savent pas parler correctement, les ploucs*, les vaches, l’odeur de merde et des souleries de bar qui finissent en castagne...
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