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« Voici ce que j'ai pensé : pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter. C'est ce qui dupe les gens : un homme, c'est toujours un conteur d'histoires, il vit entouré de ses histoires et des histoires d'autrui, il voit tout ce qui lui arrive à travers elles ; et il cherche à vivre sa vie comme s'il la racontait. »

Sartre, La Nausée.

 
 
 
 
 

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Les vertiges de Bruegel-2-Bois
Pellicules
Sexhumance
Écrit par B2B   
07-01-2012

Dans le dédale des traits urbains

Dans le roulis des particules

Je ne retrouve plus mon chemin

Tu n'es plus qu'une matricule

Une bande passante sur la pellicule


De bar en bar à n'en plus finir du soir

D'amour en amour à ne plus commencer les jours

C'est comme un train qui fonce dans le noir

Mes cris de colère en détresse sourde

Mes humeurs languides n'ont plus d'amis à moudre


Visages figures souvenirs

J'ai oublié jusqu'à ton odeur transie

Fragrance chamarrée de défunts plaisirs

Et s'écrasent les larmes sur toi parapluie

Pour toi je ne suis plus en vie


Et quand au beau matin tu te retourneras

Et tu auras beau me suivre à la trace

Tu ne verras plus que l'empreinte humide de mes pas

Le cœur a ses heurts que rien n'efface

Ma raison broyée à coup de masse


Dans le dédale des traits urbains

Dans le roulis des particules

Je ne retrouve plus mon chemin

Tu n'es plus qu'une matricule

Une bande passante sur la pellicule

 
Inside émeute
Sexhumance
Écrit par B2B   
27-12-2011
L'alcool amnésique colle au pas de mes sorties

pluie de baisers trop faciles à la fin des nuits

le battement d'ailes d'un papillon

dans ce verre en guise de cocon


J'ai écouté crazy again ton coeur épris

l'amour parti sans prévenir

à te retirer ton sourire, à te détruire

te consumer et te perdre avec l'inconnu

et devant lui te mettre à nue

chat noir chat blanc, la nuit nous sommes tellement gris


L'alcool amnésique hante mes nuits

paranoïa dans le creux de mon lit

ma raison en désordre

mes envies en contre-ordre


Transformer le déclic en tragique

mes désirs sont inside émeute

sur les murs blancs de fidélité

à lacérer une haine inconsolée


Et quand j'ai la mémoire sale

dés-infectée à plus de soixante-dix degrés

du liquide froid sur mon coeur sec

du vent chaud sur mes yeux mouillés


Rien n'est plus beau que désirer

c'est comme avoir les racines à l'envers

au moment de tester la fureur qui nous reste

ramer sans conscience face aux vents contraires


je me souviens ta salive chaude

hésitante à t'éprendre contre mon corps à prendre

ton regard probe et ton amour vérité égalité éternité

ta mémoire meurtrie qui m'échaude.

 
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« Si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs, alors parles et meurs ! » Tahar Djaout
 

« Est-ce que je suis encore libre ? Pourquoi suis-je dans ce monde dégueulasse de tapages, d'instruments chirurgicaux, de pelotages sournois dans les taxis, dans ce monde sans Espagne ? Pourquoi ne suis-je pas dans le bain, avec Gomez, avec Brunet ? Pourquoi n'ai-je pas eu envie d'aller me battre ? Est-ce que j'aurai pu choisir un autre monde ? Je peux aller où je veux, je ne rencontre pas de résistance mais c'est pis : je suis dans une cage sans barreaux, je suis séparé de l'Espagne par... par rien et cependant, c'est infranchissable. »

Sartre, Les chemins de la liberté. L'âge de raison.

 
 
 
 

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