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HMM POP’ 2.0, blogueur humoriste Le « jeune pop’ » lillois Hervé-Marie Morelle, qui nous offre de temps à autres de bonnes « tranches de rigolade » – merci, Hervé-Marie ! –, s’exprime sur la vente d’hamburgers halal : « je rejoint [ sic] la position de Marine LE PEN ». Ça, c’est fait. Lui qui s’autoproclame « élu de l’opposition » (alors qu’il n’en est pas) et qui se voit en fin « gourmet de l’Évangile », ne dispose – rigoureusement – d’aucune compétence particulière, hormis celle de « bloguer ». Alors, totalement dépourvu de la moindre parcelle d’idée, il copie-colle sur son blog les articles de presse la plupart du temps, ou « rejoint la position de Marine Le Pen »… Naturellement les noms d’oiseau pleuvent dans les commentaires de ses billets : « facho de l'UMP », « sombre crétin umpiste », « péteux bourgeois et sarkozyste », « vraiment nauséabond », « horrible personnage », « honte sur vous », « stupide », « démagogue », etc. Ils sont vraiment méchants ces internautes ! Hé ! Hé ! Encore une fois, le jeune Morelle nous fait bien rigoler… Hé ! Hé !
On te l’avait bien dit, Martine ! Lille 43000 est bourré. C’est-à-dire que l’alcool a coulé à flot ce soir à l’École Néogonzo de Lille (ENL). Mais ce n’est pas pour cette raison qu’on ne ferait pas une p’tiote brève, non mais ! Et, chance inouïe, le site de La Voix du Nord nous donne une superbe information « people » aujourd’hui (10/02/10) à 11h06 – en fait, vu l’heure, c’était plutôt hier –, que l’on vous reproduit, par gentillesse, ici : « C. Pargneaux, 22 ans, fils du maire d'Hellemmes Gilles Pargneaux, est actuellement retenu en cellule de dégrisement à Lille ». Son délit, à ce fiston ? « Le jeune homme a été interpellé cette nuit vers minuit avec un autre garçon par les policiers, soupçonné d'avoir réalisé des tags dans le quartier de Wazemmes. » Si c’est pas un « scoop », ça ! Nous, à l’ENL, ça nous fait penser, non sans délice, à cette phrase de Martine Aubry prononcée en 2004 : « on ne met pas un jeune en garde à vue une nuit parce qu’il a fait un tag ». A présent, son fidèle lieutenant Pargneaux pourra lui prouver le contraire. Ça, c’est fait…
Blague (presque) belge C’est l’histoire de Nord Éclair qui rencontre François Hollande. Une entrevue est décidée (10/02/10). Soudain, alors que l’ancien Premier secrétaire du PS est bien échauffé, il sort : « Après un scrutin européen raté, il faut que nous soyons largement en tête de la gauche au premier tour, et aussi près que possible de la droite voire même au-dessus pour bien montrer que c'est autour du Parti socialiste que le rassemblement se fera. » Hé ! Hé ! Hé ! Hé ! Hé !... Bah quoi ? Vous trouvez pas ça drôle ?! Bon, ok…
Un monopole pluraliste Dans Lille Magazine (01/2010) – organe de propagande de Madame-Le-Maire-Socialiste-De-Lille –, grande stupéfaction à la lecture de cette phrase : « Les défenseurs du pluralisme de la presse ne peuvent que se réjouir de la naissance de Nordway et souhaitent longue vie au magazine ! » Les scribes dociles de Martine Aubry passent sous silence le fait oublient juste de préciser que Nordway est le nouveau mensuel du Groupe Voix du Nord, qui détient la quasi-totalité des médias locaux. Confondre « monopole » et « pluralisme », c’est ça, la propagande.
La CAF de Lille place des enfants haïtiens dans les familles de la métropole La CAF de Lille apporte son soutien aux victimes du séisme en Haïti, et suit le programme d’adoptions simplifiées annoncé par le gouvernement. En effet, depuis la catastrophe, le standard téléphonique informe que « des enfants ne vous appartenant pas peuvent apparaître sur vos courriers de droits ou chèques vacances 2010 ». Pas d’inquiétude, donc, si vous recevez de tels courriers, c’est que vous êtes déjà en train de sauver l’humanité. Félicitations aux heureux élus.
Nouveau site pour La Brique Le journal La Brique a revu ses fondations numériques. Un nouveau site, tout beau tout neuf, bien plus efficace, est en ligne depuis aujourd’hui. Et c’est ici, lectrices et lecteurs bien aimés, que ça s’passe.
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Jean-Michel Bretonnier, corps franc de la PQR |
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Écrit par Jack de L'Error
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03-03-2009 |
Le rédacteur en chef de La Voix du Nord se montre parfois frustré de ne pas servir dans l’armée régulière des éditorialistes parisiens. C’est avec ses – faibles – moyens de chroniqueur provincial qu’il lutte jour après jour pour le maintien de l’ordre établi. Dans un papier daté du 22 février dernier (« La crise et les apprentis sorciers »), le lieutenant lillois met en garde son lectorat contre les « périls »… anticapitalistes.
Jean-Michel Bretonnier commence son billet par des banalités : « En s'incrustant, la crise économique appuie là où ça faisait déjà mal. Elle est devenue sociale. » Une crise ? L’éditorialiste se réveille. Il découvre la dégradation du climat social. Ce qui est constant depuis plusieurs années « devient » sous sa plume consécutif à la crise récente de l’économie mondiale. Redressant ses lunettes et pointant frénétiquement le doigt en l’air, il lance un avertissement : « Si l'économie continue de sombrer, les apprentis sorciers pourraient bien réussir. » « Apprentis sorciers » est un terme générique servant à désigner toutes les personnes qui ne font pas partie de la Grande coalition d’État « UMP-MODEM-PS ». Un fourre-tout à remplir sans distinction. « Réussir » c’est évidemment, pour ces apprentis, réaliser une sorcellerie néfaste. Que lui, le Magicien d’Oz, se doit de contrer. Cette fois, c’est le sorcier Olivier Besancenot, pour son voyage en Guadeloupe, qui se retrouve dans la ligne de mire de M. Bretonnier. (Ajout : peut-être que M. Bretonnier, ancien « mao », voit en Besancenot son ennemi juré… le « trotskiste ».) La Guadeloupe vue par un Ch’ti Du haut de son terril, le chroniqueur observe la situation antillaise : « En Guadeloupe, quand on n'est pas fonctionnaire, on est chômeur. » Rien qu’une bande de fainéants ! On se demande bien ce que fabriquent les salariés de l’hôtellerie, du BTP, de la grande distribution, etc. S’ils ne sont pas fonctionnaires, et qu’ils ne sont pas chômeurs, fichtre !, que font-ils ? La réponse est une évidence : « […] on ne vivrait pas sans les subsides de l’État (12 milliards d’euros au profit des DOM-TOM ). » Le chiffre est bien entendu approximatif (ajout : dans sa chronique du 8 mars, M. Bretonnier le fait grimper à 16 milliards). Il est offert à qui veut bien l’entendre. Un peu comme si nous disions, mus d’ivresse éditorialiste, que la Bretagne, en 2005, recevait 13 milliards de l’État. La crise s’est « incrustée » en Guadeloupe. Et le problème c’est qu’elle « pimente des plats déjà épicés ». Autrement dit, elle attire les obscures « apprentis sorciers » : « C'est dans cette île qui n'attend plus qu'une allumette qu'a débarqué un Olivier Besancenot découvrant le nouveau monde. » Le péril rouge Son sang n’a fait qu’un tour. Quelle horreur ! Les piquets de grève en métropole ne suffisaient pas à ce sorcier ! Il fallait en plus qu’il se ramène en Guadeloupe, et qu’il se fasse « applaudir à sa descente d'avion […], avec le sourire modeste du démagogue sûr de sa formule, […] ». Ce sorcier était-il seul ? Affirmatif pour M. Bretonnier qui, justement, n’évoque pas clairement la venue de Ségolène Royal, ni celle du sorcier Bové (« Des leaders de gauche et d'extrême gauche se sont rendus sur place […] »). Comment les Guadeloupéens osent-ils accueillir cette incarnation du « rêve du “Grand Soir” » ? M. Bretonnier ne comprend pas. Les revendications sociales ont pourtant été entendues par le président, qui les a « compris[es] – tardivement – en annonçant des mesures nécessaires ». Alors pourquoi ouvrir les portes à ce coquin de Besancenot dont « les aspirations politiques […], elles, sont dangereuses pour ces populations, et pour la démocratie » ? Le lieutenant observe les présages : « les signes avant-coureurs de cette montée vers les périls fourmillent. » L’Histoire est alors invoquée, comme caution : « Et la guerre a été rendue possible par la montée des populismes et des totalitarismes. Pourquoi serait-on à l'abri d'une rechute idéologique et morale puisque nous n'avons pas été capables d'éviter la réédition d'une grande catastrophe économique ? » Qui est ce « on » ? Ce « nous » ? Peut-être lui… et les membres de son club de golf. L’Axe Besancenot – Berlusconi – Bigard (BBB) Pour ce fidèle serviteur de la « démocratie », les « signes » du péril se trouvent « dans la diabolisation du capitalisme. Dans la dénonciation, où se rejoignent extrême droite et extrême gauche, d'une mondialisation qui a pourtant sorti de la misère des centaines de millions d'Indiens et de Chinois. » Comme ces quelques 190 millions de Chinois et 150 millions d’Indiens (*) qui, sortis de la misère par la « mondialisation », s’amassent dans des bidonvilles. Des « signes » restent à dénoncer. Dans l’Axe BBB par exemple, qui représente un danger pour la « mondialisation » réductrice de misère. Le « mal » point dans « l'incroyable popularité d'un Olivier Besancenot en France » – « incroyable » puisque contraire à l’ordre établi – ; dans « les victoires insolentes d'un Berlusconi en Italie » – qui, d’après Le Monde, ressemble bien plus au président français[1] qu’à Besancenot – ; dans « la négation des attentats du 11 Septembre » – prononcée récemment par un ami du président français, deuxième comique préféré des lecteurs de La Voix du Nord après Dany Boon – ; et, enfin, dans « la satire remplaçant l'information, et le sarcasme la réflexion » – en d’autres termes, la critique de l'ordre établi dont la voix s’élève contre les vastes « réflexions » des éditorialistes. Le chargeur vide, Jean-Michel Bretonnier repose son fusil, se rencogne dans son fauteuil, souffle une seconde, replace ses lunettes et téléphone à sa secrétaire : « Oui Micheline [nom d’emprunt, ndlr], je voulais savoir où en était mon affaire, […]. C’est bon ? […] Vous m’avez donc réservé une chambre à La Cocoteraie [hôtel de luxe guadeloupéen, ndlr] ? […] Parfait, je m’y rends de suite ! » Jack de L’Error [1] « Tous deux de droite, grands séducteurs et habiles communicateurs, ils partagent de nombreuses valeurs, un style "bling- bling" et un talent pour la théâtralisation. Bêtes noires des milieux culturels, exécrés par la gauche, ils sont souvent mis dans le même sac. Economiquement, les deux dirigeants s'inspirent du modèle américain, vénèrent l'efficacité de l'entreprise, mais sans craindre d'avoir, à l'occasion, des comportements interventionnistes, voire protectionnistes. », « Le "sarkoberlusconisme", avatar latin d'une droite européenne conquérante », 03/06/08. |
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