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A lire d'abord

 

Trouille à Sciences Po Lille

 

Écrit par Jack de L'Error  
12-04-2011
Comme c’est souvent le cas, le reportage commence dans un bistrot lillois bourré d’ivrognes dépravés. Une horloge accrochée au mur indique qu’il est deux heures et demie. Le journaliste est assis au comptoir, près des tireuses, et ne semble pas faire attention à la folie grandissante qui saisit les gens autour de lui... la suite.

 

A lire rapidement

19/01/2012


Stamif & Berlin

18/01/2012


La routine

Ce Jeudi 12 janvier, Sarkozy est revenu faire un tour à Lille. Pour « des vœux aux fonctionnaires », paraît-il. Son dernier passage en 2008 avait laissé un mauvais souvenir : un quadrillage policier hallucinant et tout le centre ville mis en quarantaine. Ce coup-ci, la préfecture a revu à la baisse les effectifs. Quelques chiffres donnent la teneur de cette discrète visite : à 14 heures, 15 robocops sont à l'entrée de la rue Inkermann, face au théâtre Sébastopol ; le long de cette petite rue, 18 cars de CRS sont entassés avec parfois plusieurs flics à l'intérieur ; sur la place République ce sont 38 voitures de luxe (genre grosses berlines Ford, Renault, Peugeot) qui sont stationnées ; la BAC est partout et encercle les arrivants au look suspect. 8 vans et voitures avec drapeaux français à l'avant arrivent dans la petite cour de la préfecture. Le cortège présidentiel est accueilli par une centaine de tailleurs et costard-cravates. Le petit nombre de badauds qui assiste à la scène est partagé : « Allez, on s'en tape de ce con, on va bouffer », crie un lycéen. « Bon, on ne le verra pas, déclare tout penaud un jeune à mèche, moi je rentre à Lille 2 ». A Lille 2, justement, le collectif CSP59 organisait une occupation de la fac pour dénoncer les politiques sarkoziennes en matière d'immigration. La routine, quoi.

02/12/2011


(Re)Plouf

En février dernier, un de nos infatigables journalistes livrait le compte rendu d’une fastueuse réunion publique, concernant la remise en eau du Peuple Belge, qui s’était tenue dans le hall de l’Hôtel de Ville. Fiers et généreux, les nobles élus de Lille avaient créé du rêve. Pendant une heure, ils s’étaient adressés au peuple, pour lui expliquer combien il était nécessaire de creuser un canal dans le Vieux-Lille : « la navigation, c’est extrêmement important », disait M. Quiquet. Or, il y a deux semaines, Martine Aubry a annoncé le « report » — pour ne pas dire l’annulation pure et simple — de ce délire à plusieurs millions d’euros. Restriction budgétaire en temps de crise, nous dit-on. Oui, comme la dernière fois, et la prochaine. La remise en eau du Peuple Belge est une vieille lune municipale. Un fantasme qui revient de temps en temps, selon l’humeur, depuis trente ans. Le projet dont personne ne veut, hormis une élite politique complètement déconnectée de la réalité. On en reparle donc dans cinq ans.

12/07/2011


La villa pénitentiaire de la Justice

« C’est un très beau bâtiment », a déclaré le ministre de la Justice, qui « donne un aspect humain intéressant ». Parlait-il de sa villa en bord de mer ? Non, le gars faisait référence à la nouvelle prison d’Annœullin, un centre pénitentiaire où sont enfermées 700 personnes… Jusqu’à l’indécence.

09/07/2011


Un flic de Roubaix condamné, mais…

L’information est passée presque inaperçue, même si le chroniqueur judiciaire de Nord Éclair s’en est fait l’écho. En avril dernier, un policier a frappé un jeune de 16 ans au commissariat de Roubaix, juste comme ça puisque le gamin n’était pas violent et n’a pas bronché. Celui-ci s’est donc mangé un coup de boule gratuitement, son arcade sourcilière a éclaté. Or, peut-être pour ne pas trop ébruiter l’affaire, le procureur a proposé au policier coupable – deux de ses collègues ont témoigné contre lui – une « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ». Résultat : le policier a « plaidé coupable » et a été condamné à deux mois de prison avec sursis, mais… ceci ne sera pas inscrit sur son casier judiciaire.

... Voir les 43000 brèves.

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« Je pense que nos revendications sont justes »
Écrit par Lille 43000   
17-06-2009

ImageLes médias français sont ingrats avec notre école. Nous sommes en grève, bloquons et occupons nos locaux depuis le 29 janvier 21 novembre 2007 (devenu jour de commémoration depuis), et pas un foutu journaliste ne s’est intéressé à notre honorable mouvement de contestation.

Heureusement qu’à l’étranger, les yeux sont rivés sur notre lutte. La preuve : un journaliste du Bhutan Times, quotidien preesssstigieux du Bhoutan, a parcouru des centaines de milliers de kilomètres pour nous rencontrer… et ouais mon gars ! Malheureusement, le rédacteur en chef du journal a refusé de publier sa longue interviou de nous. Pas de bol… Mais quoi qu’on puisse dire, c’est déjà ça. Et vu que nous on fait c'qu’on veut dans notre grève dure et illimitée, on a décidé de publier des extraits de notre interviou… sans acheter les droits. Et tac !

 

 

The Bhutan Times : Vous êtes élèves de l’École Néogonzo de Lille (ENL), pouvez-vous expliquer en quoi cela consiste ?

Mugen H. : Euh… moi j’écris des nouvelles, sur mon blog, c’est tout. Je les connais pas ces plouks.

Pat Riot : Eh bien, je dirais que c’est dans le titre, cher confrère : nous sommes les élèves d’une école de journalisme réputée à Lille, qui obtient de meilleurs résultats au BAC que la célébrissime ESJ. C’est pour dire ! De plus, l’ESJ s’avère être un formidable repaire de gauchistes, alors que l’ENL est connue pour sa stricte républicanisation. N’ayez pas de doute là-dessus, l’ENL forme l’élite journalistique de Lille.

 

T. B. T. : A ce propos, ne craignez-vous pas que le blocage et l’occupation de l’école ne « dégradent son image » d’élite ?

Jack de L’Error : T’sais, je crois que tout le monde s’en branle de notre école. Donc pour ce qui est de l’« image », ça peut qu’aller mieux, non ? Et grâce à ton interviou on va être célèbre. Sûr.

Pat Riot : Moi, cher confrère, je ne m’y fais pas du tout à cette maudite grève ! Et je suis d’accord avec mes compères de l’UMP : il faut poursuivre en justice ces très minoritaires bloqueurs-preneurs d’otages, qui empêchent les étudiants majoritaires, qui veulent travailler pour un avoir un avenir, de travailler et avoir un avenir ! C’est la deuxième grève des élèves de l’école depuis son ouverture, et elle dure depuis le 29 janvier 21 novembre 2007 ! Je n’en peux plus !

Monsieur le Directeur Manix Olipanon : Vous, vous avez été formé à TF1, je me trompe ?

 

T.B.T. : Quelles sont les enjeux de votre mouvement de contestation ?

M.L.D. Manix Olipanon : Quelques petites vermines anarchistes ont lancé un blocage avec barricades et tout dans mon école le 29 janvier dernier 21 novembre 2007. J’ai voulu tout de suite intervenir et les réprimer sévèrement. Mais ces fourbes m’ont enfermé dans mon bureau et me séquestrent ainsi depuis ! J’ai cherché à réagir, appeler à l’aide des CRS, du préfet, du recteur… mais non, rien. Suite de quoi et en guise de représailles, les grévistes m’ont interdit l’accès aux sites de TF1, France 2, Le Figaro, Le Monde, Europe 1, RTL, etc. etc. Depuis, au fil des semaines, je dois dire que j’ai changé. Oui, tout à fait. J’ai affirmé mon soutien total au mouvement de grève des élèves de mon école. Qu’ils fassent grève ! Peut-être que ça attirera les investisseurs, comme monsieur Lagardère que nous attendons toujours. En tout cas, dans une semaine c’est les grandes vacances, et la grève va de facto être suspendue. Nous verrons pour la suite en septembre.

Jack de L’Error : Moi je ne me souviens plus bien du pourquoi ou du comment de la grève. Je me souviens que c’est Esteban (le guérillero de l’ENL, ndlr) qui a fomenté la chose, et qu’on l’a suivi. Le 29 janvier 21 novembre 2007, c’était pour faire comme tout le monde, pour aller à la manif’. Après ça a continué à cause d’Esteban. C’est lui qui a organisé le blocage, les barricades, les postes de garde. C’est encore lui qui a séquestré le directeur Olipanon. C’est dommage qu’il ne soit pas là, il aurait pu te dire pourquoi la grève. Mais si t’as l’intention de prévenir la police, donne leur son nom (bah quoi ?! j'fais juste mon job de journaliste de PQR).

Micheline, secrétaire : Je pense que nos revendications sont justes. Nous voulons, en 1, appartenir à Lagardère, en 2, devenir un vrai journal payant, et en 3, que le directeur de l’ESJ arrête de se moquer de Manix Olipanon.

 

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