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09/06/2010 Les Verts piratés Dimanche 23 mai dernier, le site « Lille 21ème siècle » des élus Verts de Lille a été victime d’un piratage. Mais, heureusement pour l’environnement et l’avenir de l’humanité, le « hacking » a vite été contré. Et l’Ordre Vert a repris la main. Bravo ! (Voir la capture d’image du site des élus Verts réalisée au moment du piratage.) Incroyable Non ! Non ! Ce n’est pas possible ! Marie-Pierre Bresson – que nous avons l’habitude de considérer comme une véritable encyclopédie vivante – ne relit pas ses textes. Bon sang ! Non, Madame, on n’écrit pas « Wazemmes l’accodéon » mais, plus exactement, « Wazemmes l’accordéon ». Y’a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond, en ce moment, chez les Verts de Lille...
09/05/2010 Un concert néonazi Les crânes rasés – au sens propre comme au figuré – de la maison de l’ignorance à Lambersart organisent un tournoi de boxe à la fin du mois de juin. Or, excités ou déjà proches pour certains de l’orgasme druidique, ils proposent aux antifascistes de « passer la porte » – comme l’a fait La Voix du Nord en son temps – et de les combattre sur un ring, mano a mano. Pour l’occasion, les adeptes du totalitarisme spartiate ont invité un groupe de musique néonazi répondant au nom de « Brigade M ». En 2004, ce groupe hollandais avait participé à un concert près de Strasbourg (Hipsheim), à l’occasion d’un championnat de foot organisé en l’honneur du IIIe Reich et de la croix gammée. Au moins les choses sont claires.
29/04/2010 La « culture » aubryiste de l’exploitation Vous trouverez ici un tract distribué par les CGTistes de la ville de Lille, le 23 avril dernier, lors de l’inauguration de l’exposition Finoglio au Palais des Beaux-arts. On vous fait juste goûter au début – mais allez lire la suite, hein, déconnez pas : « La ville de Lille déploie depuis plusieurs années un fort activisme culturel avec la multiplication des lieux et des événements (Lille 3000, Maisons folie, Gare saint sauveur…). Cette politique délibérée a également une ambition plus triviale et moins avouable, celle d’attirer vers notre commune une population plus « classe moyenne supérieure » grande consommatrice de culture « spectaculaire ». (…) Ce développement de l’activité culturelle ne pouvait à priori que nous enthousiasmer si il n’était hélas synonyme d’emplois précaires, de salaires de misère, d’horaires et conditions de travail de plus en plus contraignantes et enfin de privatisation de la gestion de ces nouveaux équipements. » Conclusion : quand Madame Aubry nous parle de « bien-être », elle se fout – bien – de notre gueule.
28/04/2010 Luxueux élus du peuple D’après nos calculs néogonzos – qui ne sont jamais à l’abri d’une erreur –, la massacrante déculottée de l’UMP nordiste aux régionales n’est pas une si mauvaise affaire pour Marc-Philippe Daubresse et son suppléant parlementaire Jacques Houssin. Le premier est nommé ministre et augmente son salaire mensuel brut de près de 8 000 euros (de 9700 à environ 18 000). Le second – maire, conseiller général, conseiller communautaire – prend la place du premier à l’Assemblée avec un gain mensuel de 2500 euros brut (de 5500 à environ 8000)… En revanche, la tête de liste Valérie Létard, grande perdante, se voit lourdement sanctionnée : son salaire brut est « gelé » à 19 000 euros par mois. Chling chling !
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Michel Foucault, Histoire de la sexualité. La volonté de savoir |
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Écrit par Lille 43000
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25-01-2010 |
Les représentations de la sexualité sont le fruit d'une histoire, d'une culture, toujours en mouvement. Afin d'interroger les discours de son temps, Foucault s'élance de ce qu'il appelle « l'hypothèse répressive ».
Elle se décline ainsi : « longtemps nous aurions supporté, et supporterions aujourd'hui encore, un régime victorien », alors qu'au siècle des Lumières, les « pratiques ne cherchaient guère le secret » et auraient trouvé plus d'espace pour s'exprimer. La sexualité se serait ensuite cloisonnée à la famille, à la reproduction, à la chambre, dans un silence « puritain » et hypocrite. Une vision « bourgeoise » et aliénante se serait instaurée, tout en définissant un modèle de couple, d'éducation, de « décence ». « Le [sexe] stérile, s'il vient à insister et à trop se montrer, vire à l'anormale : il en recevra le statut et devra en payer les sanctions » ; la sexualité qui ne trouve pas de forme sociale reconnue bascule dans des circuits marchands, la clandestinité et les tabous, dans l’intime et le honteux. Cette lecture historique rattache cette « répression » à la naissance du capitalisme, au développement de la production de masse, ainsi qu'au pouvoir. « Si le sexe est réprimé avec tant de rigueur, c'est qu'il est incompatible avec une mise au travail générale et intensive ; à l'époque où l'on exploite systématiquement la force de travail. » Pour Foucault, l'idée d'un combat politique autour de la sexualité et de ses discours est donc permanente, car « le sexe, lui aussi, s'inscrit dans l'avenir ». Le parler, l'écrire, s'est déjà « se mettre hors de portée du pouvoir », avec le sentiment de transgresser un interdit, de briser un mutisme. Si la répression est si forte, c'est qu'elle tient à maintenir éloignées deux choses que d'autres s'acharnent à réunir : la révolution des corps, et celles des esprits[1]. Foucault n'en reste pas là. Sans remettre en question cette lecture, il l'oppose à l'histoire discursive de la sexualité : « l'accident historique, ce serait plutôt les pudeurs du puritanisme victorien […] un retournement tactique dans tous les processus de mise en discours du sexe. » Et la représentation victorienne tient tant du Christianisme qu'on ne pourrait la blâmer seule. En fait, depuis trois siècles, « on a plutôt mis en place un appareillage à produire des discours sur le sexe, toujours davantage de discours, susceptibles de fonctionner et de prendre effet dans son économie même ». Une analyse qui semble se vérifier encore aujourd'hui tant le sexe est omniprésent, tout en restant un objet dont on ne parle pas ou peu. Mais si le sexe a échappé à une chape de plomb, c'est qu'il bénéficie d'un « intérêt public » particulier. Le discours sur le sexe « est devenu essentiel ». Foucault y voit là un phénomène important : au delà du moralisme, de ses méfaits, existe une volonté de les dépasser pour le « gérer », et l'installer « dans des systèmes d'utilité, à régler le plus grand bien de tous [...]. Le sexe, ça ne se juge pas seulement, ça s'administre. » Encore une chose, donc, à se réapproprier. Eugène Hétique[2] N.B. : Michel Foucault, Histoire de la sexualité. La volonté de savoir, 1976. [1] « Tenir un discours où se joignent l'ardeur du savoir, la volonté de changer la loi, et le jardin espéré des délices. » [2] Pour le moment Eugène est notre invité spécial (il n’a pas encore trouvé l’argent nécessaire –. 43000 dollars US – pour s’inscrire à l’École Néogonzo). Nous espérons qu’il nous reparlera par la suite de sexualité… ou de tout autre sujet. |
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