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le jour endormi sous tes paupières a roulé d'entre tes seins sur mes lèvres réduire au silence l'artère et le pouls les nuits égarées par des déserts intenses et diserts aux pieds de sphinx blancs comme les sables aveuglant de ma solitude temps piétinés sous les manèges d'épouvantails aux dents blondes sourires pécuniers d'ombres sales saints patrons des dieux d'or à son épaule frêle ton corsage recrache à la gueule des caresses létales léchées d'un poison lent régale fusils d'étoiles trempés bleus d'une ardeur invivable le poids de l'âme entière sa chaleur ses fantômes ses râles l'étoffe cachée sous des torpeurs pâles la brûlure du cœur qui dame deux fois deux fois deux briser le marbre des fols espoirs et des aubades
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