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Divagations d’un citadin en rase campagne par Capitaine Cœur-de-Bœuf
La faune et la flore par Jean Mouline
Torino Libero par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Lille-Sud : Le développement durable à la hache par Bruegel de Bois
Bal tragique à Lille : un policier égratigné, 53 interpellations par Lille43000
Chronique de la vie ordinaire de SDF wazemmiotes par Esteban
Calais : les vivants et les murs par Bruegel de Bois
Le samedi de Bouvines par Jack de L'Error
Ulysse est un oiseau de passage par Bruegel de Bois
Pourquoi cou(v)rir le Semi-Marathon de la Braderie de Lille ? par Jack de L'Error
Aux boues de la lutte par Jean Mouline
Concours de force publique par Frédérique Lacluysse
Sous les ors du Palais par Frédérique Lacluysse
14 juillet : fête populaire en treillis par Erwan Letartier
La Pape est mort, à bas le Pape ! par Samuele S. ("Huntingtown") Bertoni
Les nuits lilloises ou la politique du pilonnage par Jack de L'Error
Au revoir LSD, bonjour Guarana : Fête de la vielle à roue à Anost ! par Erwan Letartier
À Lille, la mairie et l'État jouent au ping pong avec les Roms par Bruegel de Bois
Des parents par Mad et Mar
De l’arrache, du record et du spleen : le concours de bouffeurs de frites à Comines par Capitaine Cœur-de-Bœuf
Violentes trombes sur l’Île singulière par Jack de L'Error
En plein tombeau méditerranéen par Lille43000
Lille-Tournai-Lille. À la recherche de l'EPO perdue par Bruegel de Bois
Îlot Pépinière : en l’honneur des victimes des politiques urbaines par Jack de L'Error
Da la gaudriole par Mad et Mar
« Mes frères sont en prison parce que nous cherchons justice et vérité pour Adama » par Bruegel de Bois
Liège : reportage fleuve dans un bateau ivre par Bruegel de Bois
Le festival d'Aurillac est crade et dépravé ! par Bruegel de Bois
500 colons sur la ligne de départ par Esteban

« Hommage à la ZAD ». Après avoir visionné le film d'Esteban, l'ensemble du conseil de l'École Néogonzo de Lille lui a refusé ce titre. À la place ? « Gloire à la ZAD ! » Parce que sans légende, l'histoire est toujours moins belle.


 

 

• « Ce qui se passe à Notre Dame des Landes illustre un conflit qui concerne le monde entier. Il met aux prises, d’une part, les puissances financières résolues à transformer en marchandise les ressources du vivant et de la nature et, d’autre part, la volonté de vivre qui anime des millions d’êtres dont l’existence est précarisée de plus en plus par le totalitarisme du profit. Là où l’État et les multinationales qui le commanditent avaient juré d’imposer leurs nuisances, au mépris des populations et de leur environnement, ils se sont heurtés à une résistance dont l’obstination, dans le cas de ND des Landes, a fait plier le pouvoir. La résistance n’a pas seulement démontré que l’État, « le plus froid des monstres froids », n’était pas invincible – comme le croit, en sa raideur de cadavre, le technocrate qui le représente – elle a fait apparaître qu’une vie nouvelle était possible, à l’encontre de tant d’existences étriquées par l’aliénation du travail et les calculs de rentabilité. Une société expérimentant les richesses de la solidarité, de l’imagination, de la créativité, de l’agriculture renaturée, une société en voie d’autosuffisance, qui a bâti boulangerie, brasserie, centre de maraîchage, bergerie, fromagerie. Qui a bâti surtout la joie de prendre en assemblées autogérées des décisions propres à améliorer le sort de chacun. C’est une expérience, c’est un tâtonnement, avec des erreurs et ses corrections. C’est un lieu de vie. Que reste-t-il de sentiment humain chez ceux qui envoient flics et bulldozer pour le détruire, pour l’écraser ? Quelle menace la Terre libre de ND des Landes fait-elle planer sur l’État ? Aucune si ce n’est pour quelques rouages politiques que fait tourner la roue des grandes fortunes. La vraie menace est celle qu’une société véritablement humaine fait peser sur la société dominante, éminemment dominée par la dictature de l’argent, par la cupidité, le culte de la marchandise et la servitude volontaire. C’est un pari sur le monde qui se joue à ND des Landes. Ou la tristesse hargneuse des résignés et de leurs maîtres, aussi piteux, l’emportera par inertie ; ou le souffle toujours renaissant de nos aspirations humaines balaiera la barbarie. Quelle que soit l’issue, nous savons que le parti pris de la vie renaît toujours de ses cendres. La conscience humaine s’ensommeille mais ne s’endort jamais. Nous sommes résolus de tout recommencer. »

Raoul Vaneigem •

Commentaires   

 
#1 VALLET Monique 26-05-2018 23:50
Merci à vous pour tous ces MERCIS successifs à la zad !
J'avais déjà envoyé mes remerciements, c'est chouette qu'il y en ait beaucoup !
Enfin ça bouge avec des signatures de pétitions, ça me manquait, car ce genre d' action est plus raisonnable pour moi, vu mon âge certain et un peu de mal à me déplacer MERCI à vous et à eux. Bises Monique
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#2 Jean Mouline 30-05-2018 21:25
Enfin, notre guérillero est de retour ! ;-)
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#3 Defne 12-06-2018 23:39
film au rythme crescendo, sons vibrants et vivants, humour et amour, ironie de la violence, Une autre vision de la ZAD qui retrace l'amour, l'humour, la créativité, la violence, le gâchis, la pugnacité des défenseurs.euse s et habitant.es présent.es sur ce lieu habituellement paisible et ressourçant.
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